Call 2016-19

La date de soumission pour l’appel est close.
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Education de qualité et langues au Conseil de l'Europe

Le Conseil de l’Europe valorise et promeut une éducation aux langues de qualité. Sur le plan opérationnel, il soutient la riche diversité linguistique et culturelle de l’Europe en particulier par le biais de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, l’Unité des politiques linguistiques (LPU) et le Centre européen pour les langues vivantes (CELV).

La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires

Une langue minoritaire ne survivra que si elle est utilisée partout et pas uniquement à la maison. C’est la raison pour laquelle la Charte contraint les Etats ratificateurs à promouvoir activement l’utilisation de ces langues dans tous les domaines de la vie publique : l’éducation, les tribunaux, l’administration, les médias, la culture, la vie économique et sociale, et la coopération transfrontalière. Le Conseil de l’Europe veille à ce que la Charte soit appliquée dans la pratique.

L’Unité des politiques linguistiques

Pendant plus de 50 ans, l’Unité des politiques linguistiques (Strasbourg), anciennement Division des politiques linguistiques, a mis en place des programmes intergouvernementaux pour soutenir l’élaboration de politiques dans des domaines tels que les langues étrangères et les langues de scolarisation dans une approche intégrée en matière d’éducation plurilingue et interculturelle, et l’intégration linguistique des migrants adultes.

Langues étrangères

Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) et le Portfolio européen des langues (PEL) comptent parmi les principaux instruments de planification des politiques élaborés par l’Unité des politiques linguistiques (UPL). Ceux-ci et d’autres instruments de l’Unité sont des forces motrices qui ont conduit à des développements majeurs dans l’éducation aux langues en Europe et qui fournissent des références clés pour le travail du CELV.

Le CECR, produit par l’UPL en 2001, reste le document le plus largement utilisé. Pour répondre à la demande des États membres et des réseaux professionnels, l’UPL publiera une série de descripteurs de compétences linguistiques pour compléter ceux déjà disponibles dans le CECR, en particulier pour les niveaux A et C, pour l’activité de médiation, pour l’interaction écrite et pour les jeunes apprenants. Par ailleurs, des travaux sont également en cours portant sur un nouveau texte élargissant le cadre conceptuel du CECR pour tenir compte des évolutions depuis sa publication initiale en 2001. Ces publications seront disponibles en 2015.

Langue(s) de scolarisation

TL’Unité des politiques linguistiques (UPL) consacre une grande partie de ses ressources au développement du projet sur les langues de scolarisation pour contribuer à l’objectif plus large de citoyenneté démocratique du Conseil de l’Europe. Un nouveau manuel sur les littératies dans les disciplines destiné aux responsables des politiques éducatives, des curriculums et de la formation d’enseignants sera disponible en 2015.

Education plurilingue et pluriculturelle

Notre société est de plus en plus caractérisée par la diversité linguistique et culturelle. Les systèmes éducatifs doivent tenir compte de cette réalité et garantir le droit de tous les élèves de bénéficier pleinement d’une éducation équitable et de qualité. En 2015, après trois années de pilotage, l’UPL publiera un guide pour l’élaboration et la mise en œuvre de curriculums pour l’éducation plurilingue et interculturelle. Il comprendra des programmes détaillés pour la mise en œuvre d’une véritable politique globale de l’éducation aux langues au niveau national et/ou régional et au niveau de l’école, ainsi que des lignes directrices destinées aux formateurs d’enseignants. Ce document développera la version du Guide pour l’élaboration de politiques linguistiques en Europe publiée en 2007, ces deux guides servant d’outils de référence utiles pour une analyse critique de politiques linguistiques éducatives un service que l’UPL propose aux États membres du Conseil de l’Europe.

Intégration linguistique des migrants adultes (ILMA)

La responsabilité pour les migrants adultes, en termes d’élaboration de politiques, d’intégration linguistique et de tests de langue, est souvent rattachée à différents ministères, rendant l’accès aux ressources difficiles. L’Unité des politiques linguistiques joue un rôle de premier plan fournissant un soutien pratique à ses Etats membres, en particulier par le biais de son site web dédié à l’ILMA qui offre un large éventail de ressources pratiques, y compris des outils pour évaluer les compétences linguistiques des migrants.

Le contexte politique plus large : le Conseil de l’Europe

« Au cœur de l’éducation de qualité pour tous » : il existe un consensus clair sur le fait qu’une action significative est nécessaire si nous voulons réaliser cette vision exigeante. Ce consensus se reflète dans deux Recommandations du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, la première portant sur une éducation de qualité et la seconde sur le rôle de la/des langue(s) de scolarisation pour assurer l’équité et la qualité dans l’éducation.

Dans la note explicative d’accompagnement, la notion de qualité est liée aux objectifs de l’éducation : la préparation à l’emploi, la préparation à la vie en tant que citoyens actifs dans des sociétés démocratiques, le développement personnel, ou le développement et le maintien d’une base de connaissances approfondies et diversifiées. La recommandation considère la garantie d’une éducation de qualité comme une responsabilité publique qui doit être adaptée au niveau d’éducation et à l’âge des élèves. Elle souligne également que, au niveau du système, l’inclusion sociale doit être vue comme faisant partie intégrante de la notion de qualité. Il est fait référence particulière au rôle de l’égalité entre les sexes dans l'éducation.

La note explicative d’accompagnement indique que le manque de maîtrise de formes linguistiques diversifiées détermine pour partie l’échec scolaire, comme le confirment le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) de l’Institut d’études avancées (IEA). La maîtrise de la ou des langue(s) de scolarisation représente l’une des voies devant permettre d’atteindre l’objectif, que se fixent la Commission européenne et de nombreuses autorités nationales, d’une réduction du nombre d’apprenants quittant le système scolaire sans qualification. Les mesures en faveur d’une maîtrise suffisante des compétences en langue de scolarisation par tous les élèves relèvent de la lutte contre l’échec scolaire et participent ainsi au premier chef à la recherche d’équité et de qualité dans l’éducation.

La nécessité d’agir est également attestée par un récent rapport du Conseil de l’Europe sur « Situation de la démocratie, des droits humains et de l’Etat de droit en Europe » (2014) qui met en évidence le manque actuel d’investissement dans la culture démocratique et l’éducation dans les pays européens et avertit que la priorité politique sur « l’éducation pour l’employabilité » doit être équilibrée avec l’éducation durable à la citoyenneté démocratique. Ceci est particulièrement important dans le contexte politique actuel où l’intolérance et la xénophobie sont à la hausse. Les recommandations et les orientations politiques formulées dans le Livre blanc du Conseil de l’Europe sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité » (2008), dans lequel le rôle clé des langues et de l’éducation aux langues dans le contexte de la citoyenneté démocratique et le dialogue interculturel est explicite, sont particulièrement pertinentes aujourd’hui et sont reflétées dans les priorités proposées pour le programme de travail 2016-2017 de la Direction générale de la Démocratie du Conseil de l’Europe : la participation, la diversité, l’innovation démocratique et la dignité humaine.

Le contexte politique plus large : l’Union européenne

Comme le Conseil de l’Europe, l’Union européenne valorise, soutient et promeut l’apprentissage des langues et la diversité linguistique, et reconnaît le rôle clé des langues dans l’intégration des migrants et dans la promotion du dialogue interculturel et de la cohésion sociale. Compte tenu des résultats décevants de l’enquête européenne sur les compétences linguistiques (2012), il n’est pas surprenant que les dernières « Conclusions du Conseil sur le plurilinguisme et le développement des compétences linguistiques » (mai 2014) soulignent la nécessité d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement des langues, et de mieux utiliser le CECR pour évaluer les compétences linguistiques. En outre, ces conclusions soulignent également la nécessité d’améliorer les mesures de soutien pour les apprenants issus de l’immigration.

Education de qualité et langues au Conseil de l'Europe

Le Conseil de l’Europe valorise et promeut une éducation aux langues de qualité. Sur le plan opérationnel, il soutient la riche diversité linguistique et culturelle de l’Europe en particulier par le biais de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, l’Unité des politiques linguistiques (LPU) et le Centre européen pour les langues vivantes (CELV).

La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires

Une langue minoritaire ne survivra que si elle est utilisée partout et pas uniquement à la maison. C’est la raison pour laquelle la Charte contraint les Etats ratificateurs à promouvoir activement l’utilisation de ces langues dans tous les domaines de la vie publique : l’éducation, les tribunaux, l’administration, les médias, la culture, la vie économique et sociale, et la coopération transfrontalière. Le Conseil de l’Europe veille à ce que la Charte soit appliquée dans la pratique.

L’Unité des politiques linguistiques

Pendant plus de 50 ans, l’Unité des politiques linguistiques (Strasbourg), anciennement Division des politiques linguistiques, a mis en place des programmes intergouvernementaux pour soutenir l’élaboration de politiques dans des domaines tels que les langues étrangères et les langues de scolarisation dans une approche intégrée en matière d’éducation plurilingue et interculturelle, et l’intégration linguistique des migrants adultes.

Langues étrangères

Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) et le Portfolio européen des langues (PEL) comptent parmi les principaux instruments de planification des politiques élaborés par l’Unité des politiques linguistiques (UPL). Ceux-ci et d’autres instruments de l’Unité sont des forces motrices qui ont conduit à des développements majeurs dans l’éducation aux langues en Europe et qui fournissent des références clés pour le travail du CELV.

Le CECR, produit par l’UPL en 2001, reste le document le plus largement utilisé. Pour répondre à la demande des États membres et des réseaux professionnels, l’UPL publiera une série de descripteurs de compétences linguistiques pour compléter ceux déjà disponibles dans le CECR, en particulier pour les niveaux A et C, pour l’activité de médiation, pour l’interaction écrite et pour les jeunes apprenants. Par ailleurs, des travaux sont également en cours portant sur un nouveau texte élargissant le cadre conceptuel du CECR pour tenir compte des évolutions depuis sa publication initiale en 2001. Ces publications seront disponibles en 2015.

Langue(s) de scolarisation

TL’Unité des politiques linguistiques (UPL) consacre une grande partie de ses ressources au développement du projet sur les langues de scolarisation pour contribuer à l’objectif plus large de citoyenneté démocratique du Conseil de l’Europe. Un nouveau manuel sur les littératies dans les disciplines destiné aux responsables des politiques éducatives, des curriculums et de la formation d’enseignants sera disponible en 2015.

Education plurilingue et pluriculturelle

Notre société est de plus en plus caractérisée par la diversité linguistique et culturelle. Les systèmes éducatifs doivent tenir compte de cette réalité et garantir le droit de tous les élèves de bénéficier pleinement d’une éducation équitable et de qualité. En 2015, après trois années de pilotage, l’UPL publiera un guide pour l’élaboration et la mise en œuvre de curriculums pour l’éducation plurilingue et interculturelle. Il comprendra des programmes détaillés pour la mise en œuvre d’une véritable politique globale de l’éducation aux langues au niveau national et/ou régional et au niveau de l’école, ainsi que des lignes directrices destinées aux formateurs d’enseignants. Ce document développera la version du Guide pour l’élaboration de politiques linguistiques en Europe publiée en 2007, ces deux guides servant d’outils de référence utiles pour une analyse critique de politiques linguistiques éducatives un service que l’UPL propose aux États membres du Conseil de l’Europe.

Intégration linguistique des migrants adultes (ILMA)

La responsabilité pour les migrants adultes, en termes d’élaboration de politiques, d’intégration linguistique et de tests de langue, est souvent rattachée à différents ministères, rendant l’accès aux ressources difficiles. L’Unité des politiques linguistiques joue un rôle de premier plan fournissant un soutien pratique à ses Etats membres, en particulier par le biais de son site web dédié à l’ILMA qui offre un large éventail de ressources pratiques, y compris des outils pour évaluer les compétences linguistiques des migrants.

Le contexte politique plus large : le Conseil de l’Europe

« Au cœur de l’éducation de qualité pour tous » : il existe un consensus clair sur le fait qu’une action significative est nécessaire si nous voulons réaliser cette vision exigeante. Ce consensus se reflète dans deux Recommandations du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, la première portant sur une éducation de qualité et la seconde sur le rôle de la/des langue(s) de scolarisation pour assurer l’équité et la qualité dans l’éducation.

Dans la note explicative d’accompagnement, la notion de qualité est liée aux objectifs de l’éducation : la préparation à l’emploi, la préparation à la vie en tant que citoyens actifs dans des sociétés démocratiques, le développement personnel, ou le développement et le maintien d’une base de connaissances approfondies et diversifiées. La recommandation considère la garantie d’une éducation de qualité comme une responsabilité publique qui doit être adaptée au niveau d’éducation et à l’âge des élèves. Elle souligne également que, au niveau du système, l’inclusion sociale doit être vue comme faisant partie intégrante de la notion de qualité. Il est fait référence particulière au rôle de l’égalité entre les sexes dans l'éducation.

La note explicative d’accompagnement indique que le manque de maîtrise de formes linguistiques diversifiées détermine pour partie l’échec scolaire, comme le confirment le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) de l’Institut d’études avancées (IEA). La maîtrise de la ou des langue(s) de scolarisation représente l’une des voies devant permettre d’atteindre l’objectif, que se fixent la Commission européenne et de nombreuses autorités nationales, d’une réduction du nombre d’apprenants quittant le système scolaire sans qualification. Les mesures en faveur d’une maîtrise suffisante des compétences en langue de scolarisation par tous les élèves relèvent de la lutte contre l’échec scolaire et participent ainsi au premier chef à la recherche d’équité et de qualité dans l’éducation.

La nécessité d’agir est également attestée par un récent rapport du Conseil de l’Europe sur « Situation de la démocratie, des droits humains et de l’Etat de droit en Europe » (2014) qui met en évidence le manque actuel d’investissement dans la culture démocratique et l’éducation dans les pays européens et avertit que la priorité politique sur « l’éducation pour l’employabilité » doit être équilibrée avec l’éducation durable à la citoyenneté démocratique. Ceci est particulièrement important dans le contexte politique actuel où l’intolérance et la xénophobie sont à la hausse. Les recommandations et les orientations politiques formulées dans le Livre blanc du Conseil de l’Europe sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité » (2008), dans lequel le rôle clé des langues et de l’éducation aux langues dans le contexte de la citoyenneté démocratique et le dialogue interculturel est explicite, sont particulièrement pertinentes aujourd’hui et sont reflétées dans les priorités proposées pour le programme de travail 2016-2017 de la Direction générale de la Démocratie du Conseil de l’Europe : la participation, la diversité, l’innovation démocratique et la dignité humaine.

Le contexte politique plus large : l’Union européenne

Comme le Conseil de l’Europe, l’Union européenne valorise, soutient et promeut l’apprentissage des langues et la diversité linguistique, et reconnaît le rôle clé des langues dans l’intégration des migrants et dans la promotion du dialogue interculturel et de la cohésion sociale. Compte tenu des résultats décevants de l’enquête européenne sur les compétences linguistiques (2012), il n’est pas surprenant que les dernières « Conclusions du Conseil sur le plurilinguisme et le développement des compétences linguistiques » (mai 2014) soulignent la nécessité d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement des langues, et de mieux utiliser le CECR pour évaluer les compétences linguistiques. En outre, ces conclusions soulignent également la nécessité d’améliorer les mesures de soutien pour les apprenants issus de l’immigration.

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