Call 2016-19

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Le contexte politique plus large

Le Conseil de l'Europe

« Au cœur de l’éducation de qualité pour tous » : il existe un consensus clair sur le fait qu’une action significative est nécessaire si nous voulons réaliser cette vision exigeante. Ce consensus se reflète dans deux Recommandations du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, la première portant sur une éducation de qualité et la seconde sur le rôle de la/des langue(s) de scolarisation pour assurer l’équité et la qualité dans l’éducation.

Dans la note explicative d’accompagnement, la notion de qualité est liée aux objectifs de l’éducation : la préparation à l’emploi, la préparation à la vie en tant que citoyens actifs dans des sociétés démocratiques, le développement personnel, ou le développement et le maintien d’une base de connaissances approfondies et diversifiées. La recommandation considère la garantie d’une éducation de qualité comme une responsabilité publique qui doit être adaptée au niveau d’éducation et à l’âge des élèves. Elle souligne également que, au niveau du système, l’inclusion sociale doit être vue comme faisant partie intégrante de la notion de qualité. Il est fait référence particulière au rôle de l’égalité entre les sexes dans l'éducation.

La note explicative d’accompagnement indique que le manque de maîtrise de formes linguistiques diversifiées détermine pour partie l’échec scolaire, comme le confirment le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) de l’Institut d’études avancées (IEA). La maîtrise de la ou des langue(s) de scolarisation représente l’une des voies devant permettre d’atteindre l’objectif, que se fixent la Commission européenne et de nombreuses autorités nationales, d’une réduction du nombre d’apprenants quittant le système scolaire sans qualification. Les mesures en faveur d’une maîtrise suffisante des compétences en langue de scolarisation par tous les élèves relèvent de la lutte contre l’échec scolaire et participent ainsi au premier chef à la recherche d’équité et de qualité dans l’éducation.

La nécessité d’agir est également attestée par un récent rapport du Conseil de l’Europe sur « Situation de la démocratie, des droits humains et de l’Etat de droit en Europe » (2014) qui met en évidence le manque actuel d’investissement dans la culture démocratique et l’éducation dans les pays européens et avertit que la priorité politique sur « l’éducation pour l’employabilité » doit être équilibrée avec l’éducation durable à la citoyenneté démocratique. Ceci est particulièrement important dans le contexte politique actuel où l’intolérance et la xénophobie sont à la hausse. Les recommandations et les orientations politiques formulées dans le Livre blanc du Conseil de l’Europe sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité » (2008), dans lequel le rôle clé des langues et de l’éducation aux langues dans le contexte de la citoyenneté démocratique et le dialogue interculturel est explicite, sont particulièrement pertinentes aujourd’hui et sont reflétées dans les priorités proposées pour le programme de travail 2016-2017 de la Direction générale de la Démocratie du Conseil de l’Europe : la participation, la diversité, l’innovation démocratique et la dignité humaine.

L’Union européenne

Comme le Conseil de l’Europe, l’Union européenne valorise, soutient et promeut l’apprentissage des langues et la diversité linguistique, et reconnaît le rôle clé des langues dans l’intégration des migrants et dans la promotion du dialogue interculturel et de la cohésion sociale. Compte tenu des résultats décevants de l’enquête européenne sur les compétences linguistiques (2012), il n’est pas surprenant que les dernières « Conclusions du Conseil sur le plurilinguisme et le développement des compétences linguistiques » (mai 2014) soulignent la nécessité d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement des langues, et de mieux utiliser le CECR pour évaluer les compétences linguistiques. En outre, ces conclusions soulignent également la nécessité d’améliorer les mesures de soutien pour les apprenants issus de l’immigration.

Le contexte politique plus large

Le Conseil de l'Europe

« Au cœur de l’éducation de qualité pour tous » : il existe un consensus clair sur le fait qu’une action significative est nécessaire si nous voulons réaliser cette vision exigeante. Ce consensus se reflète dans deux Recommandations du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, la première portant sur une éducation de qualité et la seconde sur le rôle de la/des langue(s) de scolarisation pour assurer l’équité et la qualité dans l’éducation.

Dans la note explicative d’accompagnement, la notion de qualité est liée aux objectifs de l’éducation : la préparation à l’emploi, la préparation à la vie en tant que citoyens actifs dans des sociétés démocratiques, le développement personnel, ou le développement et le maintien d’une base de connaissances approfondies et diversifiées. La recommandation considère la garantie d’une éducation de qualité comme une responsabilité publique qui doit être adaptée au niveau d’éducation et à l’âge des élèves. Elle souligne également que, au niveau du système, l’inclusion sociale doit être vue comme faisant partie intégrante de la notion de qualité. Il est fait référence particulière au rôle de l’égalité entre les sexes dans l'éducation.

La note explicative d’accompagnement indique que le manque de maîtrise de formes linguistiques diversifiées détermine pour partie l’échec scolaire, comme le confirment le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) de l’Institut d’études avancées (IEA). La maîtrise de la ou des langue(s) de scolarisation représente l’une des voies devant permettre d’atteindre l’objectif, que se fixent la Commission européenne et de nombreuses autorités nationales, d’une réduction du nombre d’apprenants quittant le système scolaire sans qualification. Les mesures en faveur d’une maîtrise suffisante des compétences en langue de scolarisation par tous les élèves relèvent de la lutte contre l’échec scolaire et participent ainsi au premier chef à la recherche d’équité et de qualité dans l’éducation.

La nécessité d’agir est également attestée par un récent rapport du Conseil de l’Europe sur « Situation de la démocratie, des droits humains et de l’Etat de droit en Europe » (2014) qui met en évidence le manque actuel d’investissement dans la culture démocratique et l’éducation dans les pays européens et avertit que la priorité politique sur « l’éducation pour l’employabilité » doit être équilibrée avec l’éducation durable à la citoyenneté démocratique. Ceci est particulièrement important dans le contexte politique actuel où l’intolérance et la xénophobie sont à la hausse. Les recommandations et les orientations politiques formulées dans le Livre blanc du Conseil de l’Europe sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité » (2008), dans lequel le rôle clé des langues et de l’éducation aux langues dans le contexte de la citoyenneté démocratique et le dialogue interculturel est explicite, sont particulièrement pertinentes aujourd’hui et sont reflétées dans les priorités proposées pour le programme de travail 2016-2017 de la Direction générale de la Démocratie du Conseil de l’Europe : la participation, la diversité, l’innovation démocratique et la dignité humaine.

L’Union européenne

Comme le Conseil de l’Europe, l’Union européenne valorise, soutient et promeut l’apprentissage des langues et la diversité linguistique, et reconnaît le rôle clé des langues dans l’intégration des migrants et dans la promotion du dialogue interculturel et de la cohésion sociale. Compte tenu des résultats décevants de l’enquête européenne sur les compétences linguistiques (2012), il n’est pas surprenant que les dernières « Conclusions du Conseil sur le plurilinguisme et le développement des compétences linguistiques » (mai 2014) soulignent la nécessité d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement des langues, et de mieux utiliser le CECR pour évaluer les compétences linguistiques. En outre, ces conclusions soulignent également la nécessité d’améliorer les mesures de soutien pour les apprenants issus de l’immigration.

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